vendredi 20 octobre 2017

Alexandre Adler: Les Juifs sont en France de toute éternité.  "Ils ont fait partie de la France médiévale, même de la France antique"


Alexandre Adler, historien et journaliste français, spécialiste des relations internationales:

"J'admets parfaitement que l'organisation de l'immigration maghrébine et de nouvelles immigrations en France pose des problèmes spécifiques. [...]   
Mais qu'on me permette de dire quand même que le problème des Juifs en France n'est pas tout à fait semblable.  Les Juifs sont dans ce pays de toute éternité.  Ils ont fait partie de la France médiévale, même de la France antique.  Ils ont ensuite, après une période d'expulsion assez brève et qui n'a jamais été complète sur tout le territoire français, assuré un rôle important dès le XIXe siècle.  Deux communautés qui ont toujours donné la tonalité principale au judaïsme français, la communauté alsacienne chez les Ashkénazes et la communauté algérienne chez les Séfarades, ont totalement adhéré à l'identité française.  Et les autres, qui sont venues par la suite, se sont beaucoup référées à ce mode d'assimilation.

Donc, mettre en avant le problème de la communauté juive en France aujourd'hui comme on le fait, c'est souvent remettre en cause un processus qui a depuis longtemps été réglé.  Nous n'en sommes pas au XIXe siècle, à l'affaire Dreyfus, où à l'époque de l'Entre-deux-guerres.  Il est clair que les Juifs sont français, qu'ils sont de bons citoyens français et  cela ne devrait pas leur interdire de s'exprimer en tant que Juifs."

Conversation sur les sujets qui fâchent, de Gilles-William Goldnadel et Alexandre Adler, en collaboration avec Clément Weill-Raynal, Ed. Jean-Claude Gawsewitch, (pp. 93-94), 2008.


jeudi 19 octobre 2017

Sylvain Gouguenheim: Ni le christianisme ni le judaïsme ne sont des "religions du Livre"


Sylvain Gouguenheim, historien médiéviste:

"... le christianisme, ni même le judaïsme, ne sont des "religions du Livre".  Les Juifs restent fidèles aux rouleaux, à ces textes séparés, tandis que c'est aux Ecritures, non à la Bible, que le christianisme reconnaît la vertu de témoins de la Révélation. Leur texte peut être lu sous des modes variables: bible entière, livres extraits, fragments ou versets. Il n'y a pas de culte de l'objet "Livre", doutant que les Ecritures, même inspirées, ne sont pas éternelles et oeuvre divine, mais historiques et oeuvre humaine, susceptibles de multiples interprétations."

Le Moyen Âge en questions, Tallandier, Texto, (p. 184), 2012.

mercredi 18 octobre 2017

Jean-Michel Sallmann: "l'État d'Israël, que les pays arabo-musulmans considèrent comme une simple entreprise coloniale de l'Occident"


Jean-Michel Sallmann, Professeur d’histoire moderne à l’université Paris X-Nanterre , il a notamment publié Le Grand Désenclavement du monde (1200-1600) (Payot, 2011):
"Les États qui se réclament de la religion musulmane ont connu une sévère éclipse à partir du XVIIIe siècle, mais la création de l'État d'Israël, que les pays arabo-musulmans considèrent comme une simple entreprise coloniale de l'Occident, et le dynamisme démographique de l'islam ont contribué au réveil du monde musulman depuis un demi-siècle.  L'affrontement sanglant auquel nous assistons aujourd'hui n'est qu'un retour à une situation qui prévalait encore au XVIe siècle. Notons cependant une différence capitale: la présence de fortes communautés arabo-musulmanes au sein même des sociétés occidentale qui, conjuguée à l'affaissement du christianisme en Europe, pourrait préluder à l'islamisation à plus ou moins long terme du continent européen."
Nouvelle histoire des relations internationales, tome 1: Géopolitique du XVIe siècle (1490-1618),  Le Seuil, "Points histoire", (p. 358), 2003.


mardi 17 octobre 2017

Philippe Val: "le conflit israélo-palestinien, véritable trou noir journalistique"

Philippe Val:
"Mais le conflit israélo-palestinien, véritable trou noir journalistique, s'enracine dans une histoire qui remonte au XIXe siècle, marquée par l'affaire Dreyfus, élément déterminant de la réflexion de Theodor Herzl, le fondateur du sionisme.  Or, quel envoyé spécial, avec son oreillette et son micro à la mai,n filmé sur fond de bâtiment bombardé, sait qui était Amin al-Husseini?  Que sait-il du grand mufti de Jérusalem, prédécesseur d'Arafat et ami d'Hitler auquel il demanda de l'aide pour bâtir des camps d'extermination pour les Juifs du Moyen-Orient, vingt ans avant la création de l'Etat d'Israël?  Que sait-il de l'Empire ottoman, et des conséquences géopolitiques de la domination anglaise et française, de Lawrence d'Arabie?  Que savent-ils  du passé de cette région et du rôle qu'y tenait la France jusqu'à la conférence de presse de De Gaulle en 1967?  Comment peuvent-ils élaborer un commentaire géopolitique à peu près équitable, alors qu'au fond, ils ne veulent rien savoir qui pourrait contredire leur opinion toute faite? (...)

Ce journalisme bourgeois européen est la manifestation d'une peur honteuse. Il s'adresse à un public volatil, qui désire, dans les moments de crise, lire dans les journaux ce dont ils sont déjà convaincus.

Mais la véritable audience, le gros public du journalisme, celui à reconquérir, est à l'opposé. C'est un public cultivé, capable de se forger une opinion, non un citoyen qui sait, mais c'est un citoyen qui désire savoir."
Malaise dans l'inculture, Grasset (pp. 271-2), 2015

lundi 16 octobre 2017

Ivan Rioufol: L'envolée de l’antisémitisme est le résultat de l’aveuglement des professionnels de l’antiracisme

Ivan Rioufol, éditorialiste au Figaro:
"Cette envolée de l’antisémitisme est le résultat de l’aveuglement complaisant des professionnels de l’antiracisme. Leurs impostures se mesurent aux tensions communautaires qu’ils ont laissé croître. Pour avoir focalisé leurs critiques sur l’extrême droite, les donneurs de leçons n’ont jamais admis les dérives, racistes et haineuses, de certains de leurs protégés issus de l’immigration maghrébine et africaine. Pire: les belles âmes se sont souvent employées à rendre la France ou Israël responsables de tout, en excusant les violences anti-occidentales ou anti-juives. Jamais elles n’ont appelé manifester en masse après les tueries des Fofana, Mehra, Nemmouche, etc. Seul le carnage à Charlie Hebdo a fait prendre conscience aux Français, traumatisés, de la menace totalitaire."

dimanche 15 octobre 2017

François Bluche, historien, compare Israël à la Prusse de 1740


François Bluche, historien:
"Comme de nos jours, le jeune État d'Israël, la Prusse de 1740 est un pays petit, aux contours déchiquetés, dépourvu de frontières naturelles, beaucoup moins peuplé que la coalition de ses proches voisins. Elle est contrainte non seulement à la guerre mais à l'offensive par l'instinct même de la conservation de sa survie. Oublier cette réalité, pourtant banale, c'est s'exposer à porter sur la politique prussienne des jugements de valeur erronés et scandalisés bien à tort."
 Le Despotisme éclairé, Fayard Pluriel (p. 45), 1969

samedi 14 octobre 2017

Alexandre Kojève, penseur hégélien: "Les Juifs ont l'histoire la plus intéressante de tous les peuples"

Isaiah Berlin:
"Alexandre Kojève, le penseur hégélien, me dit un jour: "Les Juifs ont l'histoire la plus intéressante de tous les peuples.  Et pourtant ils veulent être une autre Albanie!  Comment le peuvent-ils?"

Je lui répondis: "Pour les Juifs, ressembler à l'Albanie constitue un progrès.  600.000 Juifs de Roumanie furent des victimes - des moutons conduits à l'abattoir - avant les nazis.  Ils tentèrent de fuir.  Mais 600.000 juifs de Palestine ne partirent pas parce que Rommel était à leur porte.  Voilà la différence. Ils considéraient la Palestine comme leur propre pays et s'ils devaient mourir, ils mourraient non pas seulement dans leur pays, mais pour leur pays"."
En toutes libertés, Entretiens avec Ramin Jahanbegloo, Editions du Félin, (p. 110), 1990


vendredi 13 octobre 2017

L'exode des juifs de banlieue qui "craignent désormais pour leur vie" (Alexandre Devecchio)

Alexandre Devecchio:
"Au-delà des concepts, on peut s'interroger sur le cynisme électoral d'un parti qui a fait ses meilleurs scores en banlieue. Comment expliquer la complaisance de La France insoumise pour les soutiens de Dieudonné qui ont envahi la mairie d'Évry au soir du second tour des législatives? Pire, lorsqu'il [Jean-Luc Mélenchon] invoque l'argument commode de "l'extrême droite israélienne" pour justifier son refus de siéger avec Valls, Mélenchon ne surfe-t-il pas en réalité sans scrupule sur l'antisionisme des territoires perdus de la République? Une haine d'Israël qui se confond de plus en plus souvent avec un antisémitisme assumé. Celui-là même qui provoque depuis des années l'exode des juifs de banlieue car ceux-ci, du meurtre d'Ilan Halimi à l'attentat de l'Hyper Cacher, craignent désormais pour leur vie."
Le Figaro (10 octobre 2017)

jeudi 12 octobre 2017

On ne dit plus 'judéo-ceci-cela' mais 'ceci-cela-sioniste' (Marc Crapez)

Marc Crapez:
"On ne dit plus judéo-ceci-cela (maçonnique, par exemple) mais ceci-cela-sioniste (américano-sioniste, notamment).    Or seul le mot péjoratif "fasciste" est semblablement accolé à d'autres, suggérant une activité sournoise, latente et vipérine.  Les associations sémantiques induisent dans les esprits l'idée d'une toute-puissance occulte.  Cette vision d'une mainmise pernicieuse, d'un lobby juif belliciste gouvernant le monde (Robert Wistrich), configure une propagande très articulée, où le procès à charge des Juifs est instruit avec le chef d'accusation de mal universel!"
Antagonismes français, Les Editions du cerf (p. 240)

°°°°°°°
Ca peut même aller plus loin.  Par exemple un enseignant belge francophone, Pierre Piccinin, n'hésite pas à s'en prendre à la "mafia sioniste":
"Attaqué, une fois de plus, lâchement, par la mafia sioniste, je n'ai pas peur.  Et un jour la peur changera de camp et ce sont eux qui en auront à rendre des comptes."

mercredi 11 octobre 2017

Marc Ferro: Jérusalem "ce mythe de l'origine palestinienne"

Marc Ferro:
"Ce mythe de l'origine palestinienne secrète une fonction bien précise: enraciner l'Islam à Jérusalem en déclarant que là se trouve le berceau des trois religions: judaïsme, christianisme, islam - alors que l'Islam est né en Arabie, à la Mecque et à Médine, et que Jérusalem n'est même pas mentionnée dans le Coran. Ce mythe a ainsi pour fonction d'opposer, en ce qui concerna la Palestine, une autre légitimité à celle du christianisme et à celle d'Israël."
Le Choc de l'Islam, XVIIIe-XXIe siècle, Odile Jacob

mercredi 12 avril 2017

Attaque antisémite au musée juif de Bruxelles: le suspect filmé avec Nemmouche jamais identifié

L'attentat du musée juif de Bruxelles suscite peu d'intérêt dans les médias belges - alors que des informations sur les attentats islamiques qui ont frappé Bruxelles en mars 2016 font l'objet d'une couverture régulière.  La Libre Belgique en parle aujourd'hui pour confirmer que "le fameux suspect" filmé en compagnie de Nemmouche n'a jamais été identifié.  L'article mentionne deux autres Français, Nacer Bendrer (remis en liberté sous conditions) et Mounir Atallah, également inculpés dans ce dossier.  Par ailleurs, Nemmouche aurait planifié son attentat dans sa chambre à Molenbeek... et il venait de Syrie. L'attentat du Musée juif de Bruxelles fut la première attaque menée par l’État islamique en Europe.

La Libre Belgique:

Le dossier est aux mains du parquet fédéral. On n’a jamais retrouvé le fameux suspect filmé en compagnie de Nemmouche, peu après les faits du 24 mai 2014. 
Après près de trois ans d’enquête, le dossier de la tuerie du Musée juif de Bruxelles est bouclé. La juge d’instruction Berta Bernardo-Mendez a renvoyé l’affaire vers le parquet fédéral, a-t-on appris de sources judiciaires. Le substitut fédéral Bernard Michel doit tracer ses réquisitions avant que l’affaire ne soit renvoyée, dans deux mois, devant la chambre du conseil qui décidera quelle juridiction devra juger les prévenus. On peut imaginer un procès début 2018. 
Le dernier acte d’enquête réalisé a été une commission rogatoire internationale menée en Israël, au sujet du couple de touristes israéliens tué le 24 mai. L’enquête reste donc incomplète. On n’a jamais retrouvé le fameux troisième homme filmé dans les rues de Bruxelles en compagnie de Mehdi Nemmouche, quelques jours après l’attentat. C’est ce mystérieux suspect qui aurait remis un sac à l’assassin présumé, et dont nos confrères de la DH révélaient l'existence, dès janvier 2015.
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Paco Cantero et Ana Pouvreau évoquaient il y a un an dans Causeur la torpeur du peuple belge:
Le précédent du Musée juif de Bruxelles et pourtant… 
Sans doute, dès le 24 mai 2014, l’attentat du Musée juif de Bruxelles, qui fit quatre victimes abattues par l’islamiste français, Mehdi Nemmouche, aurait-il dû sortir le peuple belge de sa torpeur et inciter les autorités politiques à prendre les mesures qui s’imposaient pour éviter d’autres tragédies. Mais force est de constater que pour de nombreux Belges, il s’agissait là d’une attaque visant une communauté particulière, et il n’y avait pas encore matière à s’inquiéter outre mesure. 
L’attentat du Musée juif fut pourtant la première attaque menée par l’État islamique en Europe et «le premier attentat anti-juif à Bruxelles depuis la seconde guerre mondiale» comme le constatait alors, Maurice Sosnowski, président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique. Tout comme en France, où la tuerie de l’école juive Ozar-Hatorah de Toulouse, où trois enfants et un père de famille furent assassinés par Mohamed Merah, le 19 mars 2012, a été le signe annonciateur d’une descente aux enfers, l’attaque antisémite de Bruxelles aurait dû être une alerte provoquant le passage au rouge de tous les signaux, d’autant plus que l’antisémitisme n’avait cessé de s’agraver depuis plusieurs années, plus encore depuis la deuxième intifada.
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dimanche 9 avril 2017

Un lauréat du concours antisémite sur la Shoah d'Iran nommé 'ambassadeur culturel' en Belgique

Coolanews:


Luc Descheemaeker, également connu en tant qu’O-Sekoer, a été nommé "ambassadeur culturel par excellence" de la ville de Torhout en Belgique. Nieuwsblad, le site d’informations belge, rapporte qu’il méritait bien ce  titre en raison du fait que ses œuvres ont été présentées dans le monde entier. En fait, il a remporté un concours de caricatures sur la Shoah en Iran.
Luc Descheemaeker a été nommé par Hilde Crevits la maire de la ville de Torhout qui est également ministre flamande de l'Education.  Elle est membre du parti CD&V (chrétien flamand).  

Récemment, la ministre État Zuhal Demir (N-VA) a créé la polémique en affirmant: "Je veux mettre en garde les Flamands: le CD&V est le nouveau parti des musulmans".

Luc Descheemaeker est un admirateur du caricaturiste français Zéon, lui-même apprécié par Soral et Dieudonné, et lauréat du même concours.  La caricature ci-dessous fut reprise par Luc Descheemaeker du blog de Soral Egalité et Réconciliation.  

Peut-on imaginer un lauréat du concours iranien qui se moque de la Shoah dans le rôle prestigieux d'ambassadeur culturel d'une importante ville française ou britannique ou allemande?

Pour plus d'informations voir The New Antisemite:
D'autres dessins par Zéon: 


Lire l'excellent article d'Elder of Ziyon ICI.

mardi 4 avril 2017

Damien Le Guay: "Pour combattre le racisme, il faut déradicaliser l'antiracisme"

@ FigaroVox

A l'occasion de la publication de son dernier ouvrage La guerre civile qui vient est déjà là, Damien Le Guay a accordé un entretien fleuve à FigaroVox. Pour lui, le désir inavouable d'une guerre civile qui trancherait le noeud gordien des identités irréconciliables est peut-être déjà dans les esprits.

Extrait:
Je constate, dans ce livre, que les problèmes à régler pour revivifier cette grande solidarité nationale des uns pour les autres, sont moins insolvables que ne sont insurmontables les blocages idéologiques, les crispations culturelles qui empêchent de les examiner tranquillement et de les régler au mieux. Il faudrait, en premier lieu déradicaliser l'antiracisme si nous voulons lutter contre tous les racismes. Il faut dépolluer les idées généreuses (les droits de l'homme, la reconnaissance de l'autre, la lutte contre les préjugés..) pour empêcher qu'elles deviennent, comme aujourd'hui, des armes de destruction massive du débat intellectuel. Quand, dans les procès contre George Bensoussan ou Pascal Bruckner, les associations «antiracistes» y compris la LICRA, attaquent ceux qui dénoncent l'antisémitisme, il y là une coupable erreur de perspective. Une erreur, un blocage, une armature défensive, un système de protection qui, depuis trente ans, hystérisent les débats, pénalisent les opinions et rendent impossible les réformes intellectuelles et morales indispensables avec la montée des antagonismes que nous constatons. Je ne prédis pas ni ne souhaite une guerre civile armée mais constate que de nombreuses fractures culturelles augmentent la partition de la France, la sécession culturelle de certains et l'hostilité d'autres. Là est le danger qu'il faudrait pouvoir régler entre gens de bonnes volonté avant qu'il ne soit trop tard.
Lire l'entretien complet

mardi 28 mars 2017

Le festival de jazz de Copenhague interdit aux musiciens israéliens ("Il y a quelque chose de pourri au festival de jazz de Copenhague")

Le musicien de jazz israélien Alon Farber s'est adressé aux organisateurs du festival de jazz de Copenhague afin de s'y produire.  Le responsable du festival Kenneth Hansen lui a répondu que le festival n'accueillait pas d'artistes israéliens.

Alon Farber a posté le message et sa réponse sur sa page Facebook :




"Il est hypocrite de ne blâmer qu’une seule des deux parties dans le conflit entre Israël et les Palestiniens. Les Palestiniens ont rejeté presque toutes les propositions de paix au cours des 50 dernières années et portent aussi une part de responsabilité dans le conflit. Rejetez-vous également les musiciens palestiniens? Je suis curieux de connaître votre avis."

Le journaliste Jeppe Juhl n'hésite à évoquer la célèbre citation de Shakespeare dans Hamlet:  "Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark".  Mais en l'adaptant aux circonstances minables propres au 21e siècle.  Ca devient donc:  "Il y a quelque chose de pourri au festival de jazz de Copenhague" (Something is rotten in the Copenhagen Jazz Festival).

Pour Jeppe Juhl il est possible que Kenneth Hansen pratique depuis des années un boycott d'Israël non-officiel.  Ce qui est clair c'est que l'homme adhère à des groupes violemment anti-sionistes qui ne reconnaissent pas à Israël le droit d'exister.  Et il s'en vante publiquement.  Aux dernières nouvelles ... il ne le fait plus!  

Quant au rejet d'Alon Farmer, le danois prétend qu'il s'agit d'une question de sécurité et pas de politique.



La marie de Copenhague qui finance le festival à hauteur d'un million de kroner n'a pas apprécié d'être associée à cette affaire désolante. Elle  demande des explications et menace de retirer une partie des subventions.  La mairie précise que les décisions concernant la sécurité du festival lui incombent ainsi qu'à la police et pas à l'organisateur.

lundi 27 mars 2017

Les autorités belges n'ont pas évoqué l’attaque du Musée juif lors de la commémoration des attentats de l’aéroport de Zaventem et du métro Maelbeek

Contexte:  L’attentat du musée juif de Bruxelles a "été très aisément mis de côté"

La Libre Belgique:
Les Grands rabbins belge et français se sont recueillis devant la stèle commémorative de l’attentat.

La sécurité était de mise dimanche vers 10 h 30, à la rue des Minimes, en plein cœur du Sablon à Bruxelles. Militaires et policiers étaient particulièrement vigilants afin d’assurer la sécurité des deux plus hautes personnalités des communautés juives de Belgique et de France. Le Grand-rabbin de Belgique, Albert Guigui, recevait le Grand-Rabbin de France Haïm Korsia afin qu’ils se recueillent devant la plaque commémorative installée devant l’entrée du Musée. Le 24 mai 2014, il y a presque trois ans, quatre personnes y perdaient la vie à la suite d’un attentat terroriste. (...)
Après avoir salué chacun des fidèles et divers représentants de la communauté présents, les Grands-rabbins, complices, se sont installés près de la stèle. Lors du discours d’introduction, l’attentat du musée juif a été présenté comme le premier d’une longue série. Les autorités du pays ont été remerciées : le Premier ministre de l’époque, Elio Di Rupo (PS), ainsi que le bourgmestre de Bruxelles-Ville, Yvan Mayeur (PS) ont été cités. Un regret a cependant été émis : celui de ne pas avoir évoqué l’attaque du Musée juif lors de la commémoration des attentats de l’aéroport de Zaventem et du métro Maelbeek, le 22 mars dernier.

jeudi 23 mars 2017

L’attentat du musée juif de Bruxelles a "été très aisément mis de côté"

Alors que les attentats terroristes du 22 mars font l'objet d'innombrables et constants commentaires et révélations dans la presse belge, l'attentat du Musée du Juif n'est que très rarement mentionné et ne suscite aucun intérêt.   Qui est Mehdi Nemmouche?  Quel a été son parcours à Molenbeek?  Quels sont ses "éventuels" complices?  Le cas échéant, sont-ils en prison?  L'article d'Atlantico met en évidence cette indifférence.  

Atlantico (Jennifer Pepper):

Victimes du Musée juif
de Bruxelles 
Jour pour jour, un an après les attentats du 22 mars 2016 qui ont frappé Bruxelles, le bal des inutiles s’est ouvert sous le regard voyeur des caméras. Zoom sur les mines graves de circonstance de politiques pourtant botoxés en position sourire. Il faut «faire victime» pour «faire société». Tous ensemble, la larme à l'oeil, il faut oser la tendresse. (...)

Le 22 mars constitue le premier bug dans le système. Le compromis à la belge n’en n’est pas sorti indemne. L’attentat du musée juif avait été très aisément mis de côté car il ciblait, pensaient nos décideurs, une communauté spécifique. Pas grand monde à l’époque pour afficher #JeSuisJuif. Cela nous vaut encore aujourd’hui d’apprécier toute l’amnésie qui transpire d'un propos comme: «La Belgique, relativement épargnée jusqu’au 22 mars…».

Nous y sommes. L’enjeu n’est pas et n’a jamais été de lutter efficacement contre le terrorisme. Sinon, l’attentat du musée juif aurait été le signal pour se mettre en ordre de bataille contre l’ennemi, le terrorisme islamiste et ses filières localo-locales, pour ne pas dire Molenbeekoises, avant tout. L’unique objectif du système consiste à se maintenir en place. Pour y parvenir, il lutte contre le djihadisme comme il s’attaque au sida, c’est à dire en ne faisant pas la guerre mais au contraire, en apprivoisant la menace et surtout, les esprits de ses victimes potentielles. Permettre à l’horreur d’acquérir une acceptable dimension chronique. Politique de l’inclusion. Politique de la soumission.

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mardi 21 mars 2017

Objections sur la rhétorique anti-juive du Pape François

Repris du site américain du journal le plus influent sur la religion et la vie publique First Things par Matthew Schmitz:
In his morning homilies, Pope Francis has been offering increasingly frequent and bitter denunciations of Catholics who oppose his push to give communion to the divorced and remarried. Sometimes he has portrayed these people as effeminate and womanish. More usually he has portrayed them as rigid legalists—as Pharisees who “sit in the chair of Moses and judge.”
Of course, his opponents don’t like to be insulted. As it turns out, the people he stereotypes in order to insult his opponents (vain, clothes-mad women; bitter, rule-obsessed Jews) don’t like it either.
In a recent letter on the return of Catholic anti-Judaism, Giuseppe Laras, a prominent Italian rabbi, objects to the homilies of Pope Francis for their promotion of false and dangerous anti-Jewish stereotypes. Laras perceives “an undercurrent—with the text a bit more manifest now—of resentment, intolerance, and annoyance on the Christian side toward Judaism; a substantial distrust of the Bible and a subsequent minimization of the Jewish biblical roots of Christianity; a more or less latent ‘Marcionism’ now presented in pseudo-scientific form, which today focuses insistently on ethics and politics.” 
Laras is aware of and grateful for recent improvements in Catholic understanding of Judaism—but he laments that these seem to be lost on Francis: (...)
(...) One need think only of the law of “an eye for an eye” recently evoked by the pope carelessly and mistakenly …
Laras says that “it is saddening . . . that those who raise objections, perplexities, concerns, and indignation … must always be Jews … and not instead in the first place authoritative Christian voices that right away and much sooner should assert themselves with a bold and frank ‘no.’”
Too many authoritative Christian voices—both bishops and theologians—have greeted Pope Francis’s anti-Jewish rhetoric with silence, smooth excuses, or applause. When will they speak out with the boldness of Rabbi Laras?
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jeudi 16 mars 2017

L'affirmation 'Auschwitz est un détail négligeable' tolérée en Belgique

Contexte:
-  Polémique en Flandre autour d'un mail jugé antisémite chez UNIA, association contre le racisme...
-  UNIA, association officielle belge contre le racisme, néglige l'antisémitisme

Alerté par le site antisemitisme.be sur l'existence d'un commentaire antisémite et négationniste particulièrement virulent sur le compte Facebook du quotidien de référence flamand De Morgen, UNIA n'est pas intervenu pour le faire retirer.  De Morgen n'a non plus estimé qu'il faillait l'effacer.

Il s'agit d'un commentaire de "Myriamenbert" (Myriam Beeusaert) publié le 7 août 2016:
"C’est vrai, ce n’est pas comparable, lorqu’on voit ce qu’Israël fait, Auschwitz est en comparaison un détail négligeable. Nous ne pouvons pas comparer. Le fascisme et le sionisme partagent la même idéologie méprisable"



Myriam Beeusaert est préposée à l'accueil et collaboratrice administrative de Geneeskunde voor het Volk (Médecine pour le peuple), lié au PVDA-PTB (extrême gauche).

En France, Jean-Marie Le Pen a été condamné pour une expression similaire. En Belgique, on laisse faire.

Antisemitisme.be (19 août 2016):
Appel au meurtre dans un commentaire sur la page Facebook du Morgen 
A la suite d’un article publié sur la page Facebook du quotidien flamand De Morgen  et intitulé "Israël bekritiseren is niet hetzelfde als jodenhaat" ("La critique d’Israël n’est pas la même chose que l’antisémitisme"), des internautes ont publié les commentaires suivants :
– Oriana P. Roerkraeyer: "Elke dag moeten ze het hoofd bieden aan verschrikkelijke terreur »…hahaha..ze zijn zelf de terreur, idioot….een goede zionist is een dode Zionist" ("... un bon sioniste est un sioniste mort").
– Myriamenbert Beeusaert: "Tis waar het is niet te vergelijken , als we kijken wat Israël doet dan is in vergelijking daarmee Auswitz een te verwaarlozen detail. Maar we mogen niet vergelijken, Fascisme en zionisme hebben dezelfde verwerpelijke ideologie" ("C’est vrai, ce n’est pas comparable, lorqu’on voit ce qu’Israel fait, Auschwitz est en comparaison un détail négligeable. Nous ne pouvons pas comparer. Le fascisme et le sionisme ont la même idéologie méprisable").
Le (premier) commentaire a été supprimé par le gestionnaire de la page.


mardi 14 mars 2017

L'Eurodéputé hongrois Péter Niedermüller veut mettre fin au financement par l'EU de l'incitation à la haine d'Israël par l'AP

L'eurodéputé Péter Niedermüller sait que la tâche sera ardue.  Un grand bravo à son initiative courageuse et morale.

EJP 
A Hungarian Member of the European Parliament has undertaken the arduous taks to convince EU authorities to stop funding the Palestinian Authority’s Education Ministry because it incites young Palestinians to hate Israelis which constitutes an impediment to peace between the two sides.  Peter Niedermüller, who is Vice-President and Treasurer of the S&D Group (Socialists and Democrats) calls ‘’untolerable’’ what is shown on Palestinian television and in schoolbooks and says it runs against the idea of peace with Israel.
"If the Palestinian Authority really wants peace, the very first step is to educate the young generation to produce peace and not hate. Because if they are producing hate against Israel there will never be any kind of peace.They need to stop hate speech in schools and the education system and to look at Israel as a partner or a neighbor and not as an en enemy,’" he said. 
Niedermüller will try to figure out during the next few weeks what can be don legally and politically to stop this education to hatred. 
The EU and the PA are linked by an official agreement for political and financial aid. "So this is not very easy just to say. We need a political process and first of all we need a large and strong support for this initiative. The final decision will be made by the Council of Ministers of Finance of the EU member states," he said.  
He acknowledges that in order to take an initiative he needs the support of much more MEPs who woud be ready to sign a letter to the European Commission and European Council Presidents just to start a process of investigation into this issue. 
"And of course I will try to get in touch with the Israeli embassy in Brussels and to listen to their opinion because it is a very sensitive political issue and I am not going to do anything against the will and the political priorities of the Israeli government," Niedermüller told EJP. 
In order to enlist his colleagues in the European Parliament, the Hungarian MEP hosted in Brussels a seminar with as guest speaker Itamar Marcus, founder and director of Palestinian Media Watch (PMW), a Jerusalem-based research institute that  has been studying the Palestinian world for the last twenty years from a broad range of perspectives by monitoring and analyzing the Palestinian Authority through its media and schoolbooks. 
"Our big focus is children. What’s happening in their world. This is very significant as the European Commission, because in part of what we had exposed about the Palestinian Authority paying salaries to terrorists, decided not to fund the PA budget anymore but instead to give the money only and primarily to the Ministry of Education," said Itamar Marcus. 
"And one of the things we found is that the Ministry of Education itself is one of the greatest impediments to peace with Israel." (...)
"The message  must be: "If you kill an Israeli you an hero and if you make peace with Israel it’s a crime against humanity,’" Marcus said.  "The message to the EU is: you must stop funding this. You can’t do this if you expect peace. The EU has to tell them it can’t give money for funding hatred. If you do so, we are not going to pay your teachers’ salaries if they are poisoning the kids with hatred," Marcus concluded.  
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samedi 11 mars 2017

Quatre universités belges invitent un terroriste palestinien à la 'Semaine contre l'apartheid israélien'

Salah Hamouri
i24NEWS rapporte:
A l’occasion de la "Semaine contre l'apartheid israélien" initiée par le BDS, l’Université d’Anvers en Belgique a accueilli mardi en qualité d’intervenant à une conférence, le terroriste palestinien Salah Hamouri.
Il est important de souligner que l'Université d'Anvers est loin d'être la seule université belge à avoir invité Salah Hamouri, comme l'article peut le laisser supposer.  La réalité est que quatre universités belges ont accueilli le terroriste palestinien (l'Université Libre de Bruxelles, l'Université Catholique de Louvain, l'Université Catholique de Leuven et l'Université d'Anvers, les deux dernière étant flamandes) à l'occasion de la "Semaine contre l'apartheid israélien" à laquelle sept universités belges ont participé. Il convient également de souligner que l'Université Libre de Bruxelles et l'Université d'Anvers sont allées encore plus loin dans la propagation de la haine d'Israël et des Juifs qui y vivent. Elles ont invité Charlotte Kates de Samidoun, une organisation qui défend le tueur d'enfants juifs Sami Kuntar, membre du Hezbollah.  En décembre 2016, Samidoun a rendu hommage à Kuntar à Bruxelles.  (Charlotte Kates et Samidoun feront l'objet d'un post ultérieur).

Il semble que seuls les étudiants de l'Université d'Anvers ont dénoncé la venue du terroriste.  


Université d'Anvers:

Salah Hamouri et Charlotte Kates de Samidoun. 



Université Libre de Bruxelles (ULB): 
Salah Hamouri et Charlotte Kates de Samidoun.  



Université Catholique de Louvain (UCL):

Salah Hamouri et Alexis Deswaef, Ligue belge des Droits de l'Homme.



Université Catholique de Leuven (KUL):
Salah Hamouri, Professeur Lieven De Cauter et Selwa Othman.

i24 NEWS:

La décision d'accueillir Hamouri, a provoqué un vif émoi au sein de la communauté juive de Belgique, et plus particulièrement pour les étudiants juifs de cette université."Je suis très déçue de l'hospitalité accordée à l'événement, d'autant plus que l'invité est un terroriste condamné pour tentative d'assassinat, et qui a été libéré avant la fin de sa peine", a déploré à i24NEWS Jessica Rosenblum, étudiante à l'Université d'Anvers."Un individu comme M. Hamouri et le discours haineux d'organisations prônant le boycott d'Israël tel que le BDS n'ont pas leur place à Anvers", a-t-elle ajouté, dénonçant le prétexte du droit à la liberté d'expression dans le but de "délégitimer Israël" via de tels colloques.
L'association des étudiants juifs de l'Université d'Anvers a tenté de faire annuler cette intervention en faisant part à leur directeur de leur indignation quant à cette soirée, dans un courrier dont i24NEWS a obtenu une copie.  Dans sa réponse, Van Goethem invoquant "la liberté d’expression", a affirmé que l’université qu’il dirige dispose du droit d'organiser des soirées "politique", notamment pour faire entendre ceux qui veulent s’exprimer sur la notion d’"apartheid liée au concept de l’État Juif".Pour lui, la condamnation pour terrorisme de Salah Hamouri "ne peut justifier un refus" de le faire intervenir à une conférence. Ce dernier "a purgé sa peine de 7 ans d’emprisonnement et a plaidé coupable dans un contexte d’un accord pour réduire sa peine", a-t-il argué. (...) 
"Il a été libéré dans le cadre d'un échange", a tenu a rappelé André Gantman, membre du Conseil communal d'Anvers et ancien président de l'association juive B'nai B'rith d'Anvers, interrogé par i24NEWS, faisant référence à l'accord Shalit.  "Le problème n'est pas d'ordre légal mais d'ordre moral", a-t-il estimé, avant de préciser "Hamouri n'a à ma connaissance, jamais exprimé de regrets".
Pour M. Gantman, le directeur Herman Van Goethem porte la responsabilité de cet événement "inadmissible" en "laissant violer son université par un tueur".
Du côté des militants pro-israéliens, la colère est partagée. L'argument du "dialogue" défendu par le directeur de l'université est "trompeur", a assuré Jenny Aharon, à i24NEWS.  Pour cette activiste pro-israélienne d'Anvers, le problème n'est pas de se confronter aux idées opposées d'une personne, "c'est la tout le principe de la liberté d'expression, mais on ne peut pas dialoguer avec un tueur !", a-t-elle conclu.

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jeudi 9 mars 2017

Michel Houellebecq décrit le 'pro-palestinisme' des élites belges fans des boycotts d'Israël

L'une des figures du roman Soumission Michel Houellebecq, l'un des plus grands auteurs français contemporains, est un Belge francophone Robert Rediger "célèbre pour ses positions pro-palestiniennes" et "l'un des principaux artisans du boycott des universitaires israéliens".  Houellebecq est l'un des rares intellectuels européens à s'intéresser à l'antisémitisme actuel et, comme le démontrent ces quelques passages à son avatar moderne "le pro-palestinisme" obsessionnel et intéressé et son corollaire la diabolisation d'Israël par le truchement du mouvement BDS.
"Le conseil national des universités, qui se réunissait début juin, allait très probablement nommer Robert Rediger en remplacement.  
Je jetai un bref regard à mon tagine agneau - artichauts avant de tenter, à tout hasard, un haussement de sourcils surpris. "Oui, je sais", dit-elle, "ça peut paraître énorme, mais ce sont plus que des bruits, j'ai eu des échos extrêmement précis."
Je m'excusai pour aller aux toilettes afin de consulter discrètement mon smartphone (...) une recherche de deux minutes à peine m'apprit que Robert Rediger était célèbre pour ses positions pro-palestiniennes, et qu'il avait été l'un des principaux artisans du boycott des universitaires israéliens; je me lavai soigneusement les mains avant de rejoindre ma collègue. (...)  
"C'est Malika, ma première épouse", dit-il (Rediger) une fois qu'elle fut sortie, "vous semblez voué à rencontrer mes épouses aujourd'hui. Je l'ai épousée quand j'était encore en Belgique. Oui, je suis d'origine belge... Je suis toujours belge d'ailleurs, je ne me suis jamais fait naturaliser, bien que je sois en France depuis vingt ans maintenant."

Soumission, p.p. 35-36 et 247, Flammarion.

Campagne anti-israélienne organisée 
par Pierre Galand (Association
Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles)
On pourrait ajouter cette initiative de l'Université Libre de Bruxelles, vraisemblablement unique en Europe:
Le 21 mai 2012, le conseil d’administration de l’ULB a pris la décision de reconnaître BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanction) comme cercle étudiant (au même titre que les cercles de médecine, de droit, etc).

L'ONG de diabolisation d'Israël l'Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles a fêté ses 41 ans cette année.  Encore un record.  Son grand promoteur Pierre Galand, socialiste, grande figure de l'élite belge francophone, est également lié à l'ULB.

mercredi 8 mars 2017

Chargée de la lutte contre le racisme, la Belge Els Keytsman a peur ... de la communauté juive

Contexte:

-  UNIA, association officielle belge contre le racisme, néglige l'antisémitisme


Ca ne s'invente pas.

Els Keytsman est directrice d'UNIA, Centre belge interfédéral pour l’égalité des chances, dont les attributions comprennent la lutte contre l'antisémitisme...  Mme Keytsman est connue pour ses positions anti-israéliennes.  Mais, comme c'est la règle, ça ne s'arrête pas au simple Israël-bashing.

Els Keytsman ne semble pas prendre pas au sérieux les inquiétudes de la communauté juive face à la persistance de l'antisémitisme.  Au contraire, en 2009, elle se plaignait dans le quotidien De Morgen des intimidations qu'elle aurait subies de la part de la communauté juive belge qu'elle semble trouver particulièrement vindicative et procédurière pour les motifs les plus futiles.  Le simple fait de posséder un "châle Arafat" - c'est-à-dire le fait le plus insignifiant dans la vie privé d'un défenseur des droits de l'homme qui ne plairait pas à cette communauté serait susceptible de vous attirer des ennuis.  D'où cette mise en garde adressée à la Belgique:
"Els Keytsman se demande si la communauté juive va déposer plainte contre elle parce qu'elle a un châle Arafat dans sa garde-robe. "
Pourtant le quotidien Le Soir rapportait ceci en 2004:
Les diamantaires déposent plainte contre la Ligue arabe Le Conseil supérieur du Diamant a déposé une plainte auprès du Parquet d'Anvers contre la Ligue arabe européenne, après les menaces d'attentats proférées à l'encontre de la communauté juive d'Anvers. A la suite de l'assassinat par Israël du cheikh Yassine, la Ligue arabe européenne avait appelé la communauté juive d'Anvers à condamner l'attentat et à « se distancer de l'Etat d'Israël ». Selon Ahmed Azzuz, un des responsables de la Ligue, le Hamas a décidé de commettre des attentats internationaux et Anvers est « une cible évidente », entre autres parce que « le secteur du diamant soutient le régime sioniste ».

lundi 6 mars 2017

Un avocat belge pro-BDS furieux d'être mis en cause par le Jerusalem Post

Par manque de temps, il est impossible de traduire cet article de Benjamin Weinthal.  On soulignera néanmoins la réaction de l'avocat belge Jan Fermon, l'une des nombreuses personnalités belges qui se consacrent à l'Israë-bashing international et aux appels au boycott.  Jan Fermon  a qualifié l'enquête et les critiques du Jerusalem Post de tentatives pour "réduire au silence les voix critiques d'Israël en les diabolisant injustement en les qualifiant de terroristes, antisémites, d'organisations communistes, etc."    

Jan Fermon, secrétaire général de l'IADL (The International Association of Democratic Lawyers) a envoyé un courriel au JPost affirmant que l'IADL soutient le mouvement BDS. Il a ajouté que l'IADL s'est engagé dans la solidarité avec le peuple palestinien à un stade très précoce parce que l'IADL considère que les violations du droit international et du droit des droits de l'homme par les autorités israéliennes sont un obstacle majeur à une paix juste et durable dans la région."

L'IADL défend le programme nucléaire de la République islamique, affirmant que Téhéran souhaite développer sa recherche sur la matière nucléaire à des fins pacifiques et qu'une telle utilisation est évidemment le droit le plus fondamental de chaque pays.

Le professeur Gerald Steinberg, d'ONG Monitor, basée à Jérusalem, a déclaré au Post: "Il n'est pas surprenant que ce groupe, qui aurait été créé par l'Union soviétique pendant la guerre froide, a fait de la propagande antiaméricain pendant la guerre de Corée Guerre, est maintenant engagé dans l'impitoyable propagande contre Israël. Parmi leurs 17 organisations membres on trouve la Corée du Nord."

Il ne faut pas oublier que pendant des siècles les Juifs européens, sans défense, ont été considérés comme des pleutres qu'on pouvait en faire ce qu'on voulait - les humilier, les massacrer, les exterminer.  Il est donc un choc pour certains Européens que les Juifs ne se laissent plus faire et ne sont plus à leur merci et soumis à leur bon vouloir.  Ils se défendent.  Ils répliquent.  Et surtout ils n'ont plus peur.  C'est en effet un choc et c'est insupportable.  Mais il faudra s'y faire!

The Jerusalem Post (Benjamin Weinthal):
BDS group president tried to hide PayPal account from ‘Post’
Two giant financial institutions – Dallas-based Comerica and Spain’s La Caixa – are caught in the crossfire of criticism from politicians and human rights organizations over a fiercely anti-Israel legal group’s accounts with them.

Texas State Sen. Brandon Creighton told The Jerusalem Post on Thursday, “The International Association of Democratic Lawyers [IADL] supports the Boycott, Divestment and Sanctions movement to boycott Israeli products. I do not agree with that stance and I have authored legislation to prohibit Texas from investing public funds in companies that boycott Israel.”
He added, “That [closure of the account] is unfortunately not up to the Texas legislature to decide. As a public official and voice for my constituents, my concern is to ensure that the State of Texas does not support organizations engaged in these discriminatory trade practices.”
Texas State Rep. Phil King, the author of another anti-BDS bill, told the Post that “financial institutions and companies, just like state governments, should be encouraged by their stakeholders to exercise their freedom and moral obligation to carefully choose the parties with whom they do business.” 
Dr. Efraim Zuroff, the head of the Simon Wiesenthal Center’s Israel office, told the Post, “Any steps that limit the ability of organizations which support terror and seek the destruction of the State of Israel are welcome and should be actively encouraged. This is a perfect example of such a step, which we hope will be replicated in the banking and business sectors.” 
Jan Fermon, the secretary-general of IADL and a Belgium-based lawyer, wrote the Post by email that “regarding BDS, IADL supports this movement.” He added, “IADL engaged in solidarity with the Palestinian people in a very early stage of its existence because it considers the violations of international law and human rights law... by the Israeli authorities as a major obstacle to a just and lasting peace in the region.”
Harvard law professor Alan Dershowitz told the Post, “The IADL never met an anti-American or anti-Israel extremist they didn’t support. They have absolutely no credibility among objective lawyers. Their history as a Communist front created and funded by the Soviet Union continues to motivate their biased approach. Their lack of transparency is designed to hide their real agenda, which is ideological, not legal.”

When asked about IADL’s funding sources, the NGO’s president Jeanne Mirer wrote in an email to the Post, “Tell him [the Post reporter] we do not use PayPal. They will go after them [PayPal] to cut us off.”

samedi 4 mars 2017

La Ligue Belge des Droits de l'Homme participe à Israel Apartheid Week

Alexis Deswaef, président de la Ligue Belge des Droits de l'Homme, est un fervent militant de la diabolisation d'Israël.  Tout comme Olivier De Schutter.  On notera que, Patrick Charlier, l'actuel co-directeur d'UNIA, est aussi passé par la Ligue Belge des Droits de l'Homme... voir Polémique en Flandre autour d'un mail jugé antisémite chez UNIA, association contre le racisme...

Alexis Deswaef, comme il se doit, participe cette année à la Israel Apartheid Week.

Une conférence sur l'emprisonnement des jeunes en Palestine avec Salah Hamouri (ex-détenu) et Alexis Deswaef (Ligue des Droits de l'Homme), et projection du documentaire: "Palestine: La case Prison" de Frank Salomé - Où ça? Louvain-la-Neuve - Auditoire Agora 14 - Quand ça? Mercredi 08/03/2017.


A propos de Alexis Deswaef: Belgium: Human Rights League upset that I called gun-toting Jew-killer wannabe an antisemite...

Un autre illustre ancien membre de la LDH est Jean-Marie Dermagne, père du ministre wallon Pierre-Yves Dermagne, et ancien avocat de Dieudonné. Jean-Marie Dermagne n'hésite pas à poster ce type d'information complotante antisémite, sans que ça nuise le moins du monde à sa carrière de grand défenseur des droits de l'homme:





MàJ 2: L'avocat belge de Dieudonné, et père de ministre, nie l'existence d'Israël

jeudi 2 mars 2017

Quand Yasser Arafat faisait tuer un Belge

Nonobstant, Arafat et les Palestiniens peuvent toujours compter sur la bienveillance des élites belges, alors qu'Israël fait l'objet de remontrances, de campagnes de diabolisation, de boycott, d'accusations de pratiquer l'apartheid, de procès devant le pseudo-tribunal Russell pour la Palestine etc.  

UBU PAN, journal satirique belge (1er mars 2017):


C'est notre confère 't Pallieterke qui le révèle: le déclassement d'archives de la National Security Agency (la NSA américaine) a permis d'établir que le terroriste Yasser Arafat avait donné l'ogre formel d'abattre le diplomate belge Guy Eid et deux ressortissants américains. 
Le drame eut lieu au début du mois de mars 1973, à Khartoum, capitale du Soudan. 
Quinze ans plus tard, son fils, Charles Michel, donnait des leçons de bonne conduite à Israël, tout en flattant les héritiers palestinien d'Arafat, devenu... Prix Nobel de la Paix, en 1994.  Les Michel ont les admirations qu'ils méritent.  
La Libre Belgique revenait en 2007 sur cette affaire:
Dans la soirée du 1er mars 1973, Guy Eid, le chargé d'affaires de l'ambassade de Belgique au Soudan, participe à une réception à l'ambassade d'Arabie Saoudite à Khartoum. Un commando de "Septembre Noir" fait irruption et prend plusieurs otages, dont l'ambassadeur des Etats-Unis, son adjoint et M. Eid déjà blessé. Les huit assaillants exigent la libération de Sirhane Sirhane, l'assassin du sénateur Robert Kennedy, et d'autres Palestiniens détenus en Israël et en Europe. (...)
La Belgique dépêche à Khartoum le conseiller de son ambassade au Caire. Mais le président Nixon refuse de négocier. Le 2 mars, peu après 21 heures, le commando traîne les deux Américains et le Belge dans la cave de l'ambassade, les aligne contre le mur, pieds et poings liés, et leur tire 40 balles dans le corps.
Yasser Arafat a toujours nié tout lien avec cette affaire. Mais le Département d'Etat américain a récemment déclassifié un de ses propres rapports (dévoilé dans la dernière livraison de l'hebdomadaire "Knack"), qui stipule que l'attentat a été "planifié et exécuté en toute connaissance et avec l'accord personnel" de M. Arafat. "Les représentants du Fatah à Khartoum ont participé à l'attaque, utilisant un véhicule du Fatah pour transporter les terroristes à l'ambassade saoudienne." (...)
 En mai 1973, raconte le général Pacepa, lors d'un dîner avec M. Ceaucescu, M. Arafat "se vante avec excitation de son opération à Khartoum". Et à un des convives qui le met en garde de ne pas être accusé de meurtre, "M. Arafat répond avec un clin d'oeil espiègle : qui, moi ? Je n'ai rien eu à voir avec cette opération". Selon la presse américaine, Ariel Sharon aurait déclaré en 1995 qu'Israël avait lui aussi fourni à Washington des enregistrements prouvant le lien personnel de Yasser Arafat avec l'attentat de Khartoum.
 Lire l'article complet

mercredi 1 mars 2017

'Belle surprise dans les rues de Bruxelles': la haine pure d'Israël 'Décolonis’Actions'

Rue de la Honte / Schande Straat (honte en néerlandais)
www.CasePasseEnPalestine.net
Des héros courageusement anonymes appréciés et chaleureusement remerciés par d'autres courageux anonymes de l'Université Libre de Bruxelles...

Belle surprise dans les rues de Bruxelles. Merci aux acteurs de cette initiative! Ci-dessous leur communiqué et leur site:)
Déconolis'Actions pour 2017 !
La nuit du jeudi 22 décembre, des noms de rues bruxelloises à connotation coloniale furent rebaptisées «Rue de la Honte» . Cette action vise, à la fois, à rompre avec la glorification du patrimoine colonial belge, et à dénoncer le système colonial israélien en territoire palestinien.  
L'omniprésence de références coloniales dans le paysage bruxellois et l’actualité de ces dernières semaines - à savoir le processus de légalisation de la colonisation de la Palestine par l’État d’Israël et l’élection du président américain Donald Trump soutenant ouvertement le colonialisme israélien - inquiète les activistes. Pour cette raison, un groupe a décidé de tapisser les plaques de rues de la Rue des Colonies et du Boulevard Léopold II. Ces militants voient en ces artères non seulement la reproduction d’une mémoire sanglante, mais aussi la marque profonde d’une normalisation historique de l’expérience coloniale. 
L’un des "Décolonis'Acteurs" s’exprime: «Si nous n’avons pas connu la colonisation belge du Congo de notre vivant, nous en connaissons cependant sa très honteuse histoire et voulons en dénoncer ses prolongements actuels ! De même, nous nous refusons d’être les complices silencieux du système colonial israélien ; parfois soutenu, rarement condamné…». 
Cette action s’appelle «Roof Knocking» (ndlr toquer au toit), reprenant ainsi le nom de la technique de l’armée israélienne qui prévient les civils palestiniens quelques minutes avant le bombardement de leur zone d’habitation (d'abord par un coup de téléphone, ensuite par une roquette). Le groupe d’activistes annonce que celle-ci est la marque le début d’une série d’autres «Décolonis’Actions» qui rythmeront l’année 2017. (...)